Redéfinir le cadre pour les présidentielles 2027
Gaspard Lépine, Mouvement Démocrate de l’Hérault
Vendredi 17 avril dernier, notre ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères et Vice-Président du Mouvement Démocrate, Jean-Noël Barrot, est venu à Montpellier promouvoir l’action de son ministère. Il a publiquement souligné l’apport des collectivités locale à l’action de la France à l’étranger. Il a également pris un temps de rencontre avec les militants locaux. A cette occasion il nous a proposé de nous engager, en vue des échéances de 2027, dans la redéfinition du cadre de l’action politique.
L’espace médiatique est saturé de prises de paroles promouvant le débat dualiste entre les tenants du « la France décline, on ne fait rien, c’est pour ça que ça va mal ! » d’une part et « un groupe de gens est responsable de tout ce qui va mal ! » d’autre part. Ces deux argumentaires sont formulés et exemplifiés de manière à générer de la colère chez nos concitoyens. Ceux qui les formulent le font avec une violence et une invective de plus en plus marquées. Comme si les positions des uns ou des autres étaient irréconciliables. Comme si la France devait être divisée entre les pour et les contre. Comme s’il était impossible de vivre et de travailler ensemble.
Ce cadrage médiatique fait le jeu de leur promoteur - qu’ils soient très à droite ou très à gauche de l’échiquier politique. Ce cadrage prépare l’opinion à un duel entre ses deux forces au second tour de la présidentielle, et vise à disqualifier toute autre position. C’est une rhétorique classique depuis des milliers d’années : « Vous êtes pour ou vous êtes contre ! »
Ce que nous a proposé Jean-Noël Barrot vendredi soir, c’est de reposer le cadre. Il n’y a pas de société éternelle qui pourrait durer mille ans. Il y a une société qui doit s’adapter aux changements qui se présentent à elle. L’agriculture au paléolithique, la peste au moyen âge, l’industrialisation au XIXème siècle, et aujourd’hui l’IA et le réchauffement climatique. Il est utopique de revenir en arrière vers une société dont les conditions de mise en œuvre n’existent plus. Il n’y a pas de groupe unique porteur d’une faute contre la société, et qu’il suffirait de pressurer pour revenir à un état antérieur. Les conditions de cet état antérieur ont cessé d’exister.
Le cadre de lecture que nous propose Jean-Noël Barrot est un cadre dans lequel la société s’adapte aux conditions qu’elle rencontre. Une société ou le politique, doit promouvoir le progrès, l’adaptation au changement. Dans ce cadre, le débat démocratique reprend force. Il ne s’agit plus du « pour » contre le « contre » mais plutôt d’étudier les chemins possibles et de faire un choix démocratique. Ce cadre permet une grande pluralité d’opinions. Ce cadre propose aux forces politiques de constater avant tout ce qui les rassemble, ce qui rassemble les citoyens. C’est le cadre dans lequel la « niche parlementaire » du MoDem s’est déroulé le 26 mars : des propositions concrètes pour nous adapter aux changements. Des propositions qui rassemblent. Des propositions qui ont été adoptées.
Tout l’enjeu pour nous militants politiques est donc de porter ce cadrage dans l’espace médiatique. Pour cela, il faut le connaître , le maitriser, à savoir : une thèse simple. La société change, a toujours changé et changera toujours, nous devons nous adapter à ce changement. Des arguments clairs : Les conditions du passé n’existent plus. Désigner un groupe comme responsable du problème ne l’a jamais résolu. Pour s’adapter au changement, la coopération est une clé. Pour coopérer, il faut échanger des opinions différentes et rassembler autour d’idées enrichies de ces échanges. Des illustrations, nous en avons tous, tous les jours dans nos vies personnelles, professionnelles et politiques. Il faut aussi savoir le communiquer : parlons de ce cadre en famille, sur nos réseaux sociaux, avec les médias.
L’affrontement entre une droite et une gauche radicale en 2027 n’est pas inéluctable. Jean-Noël Barrot nous propose un cadre d’action claire pour l’éviter. Un cadre d’action qui favorise l’agir ensemble. Pour le renforcer, pour travailler sur les idées à déployer dans ce cadre, pour apprendre à le défendre auprès de nos concitoyens et des médias, rejoignez le Mouvement Démocrate.